Le maintien de la végétation en place et des points d’eau

Nous avons laissé sur nos terrains l’entièreté des bois et haies, quit à « perdre de la surface exploitable » . Autrefois préservées pour maintenir les animaux de la ferme sur leur parcelle, les haies ont, au cours du 20 ième siècle disparu au profit du barbelé, plus facile d’entretien et occupant moins d’espace . Rentrées en grâce de nos jours, leur préservation semble évidente. Elles servent de refuges à des espèces animales, de cantine à d’autres, limitent l’érosion des sols, coupent le vent et sont d’un intérêt indéniable pour la biodiversité de la flore. Aubépines, églantiers, ronces… autant de clôtures naturelles qui ravissent notre regard au printemps et notre palais à la fin de l’été.

Creusées par nos ancêtres pour abreuver les troupeaux, constituer des réserves d’eau, assainir des terrains trop hydromorphes, les mares et autres zones humides sont de véritables réserves pour la faune et la flore aquatique et doivent être préservées.

Les citernes et abreuvoirs modernes, remplis par l’homme, ne nécessitent pas d’entretien mais n’ont aucun rôle bénéfique pour la bio diversité.

Respect du consommateur

Devant les désidératas  de qualité et  de choix de son alimentation , devant le souhait d’oeuvrer à son échelle pour la préservation de la planète, le consommateur mérite respect et transparence. Sous couvert de diverses allégations  sur les étiquettes, il est trop souvent considérer par les gros – et les moins gros -de l’agroalimentaire  comme un simple porte monnaie.

Chez Bio Chanvre Félinois, avant d’être des entrepreneurs, nous sommes  des consommateurs, avec des idéaux et l’ envie et le droit d’être respecté. La première des évidences est donc de donner à autrui ce que nous exigeons pour nous mème.

Tout au long de l’année nous participons à des manifestations publiques afin de rencontrer nos clients en personne et de leur expliquer ce que nous faisons. Une fois l’an, à travers « de ferme en ferme », qui promeut la découverte et le savoir faire des petits agriculteurs, nous ouvrons nos porte  un weekend, instaurant ainsi une confiance entre le consommateur et le fabricant.

La préservation de l’environnement

Le respect du sol

Chez Bio Chanvre Félinois, nous avons fait le choix de ne pas labourer. En effet, le sol  doit être perçu dans toute sa globalité. Il est un monde d’échanges entre les vies aérobies, comme les vers de terre , et les vies anaérobies, comme les bactéries, qu’il abrite et dont il reçoit en retour son équilibre.

Le labour prétend être « aérateur ». En enfouissant les organismes aérobies et en faisant remonter en surface les organismes anaérobies, il déstructure la nature du sol. Il se veut destructeur des adventices (réputées mauvaises herbes). En réalité il enfouit leurs graines qui, irrémédiablement, referont surface après quelques années de dormance dans le sol.

Le résultat du labour, bien que probant sur le court terme, s’avère catastrophique sur le long terme. Le sol n’est plus alors qu’un « support » pour l’agriculture, qu’il faut amender à grand renfort d’intrants, désherber à coup d’herbicides, et arroser à outrance par irrigation, car désormais incapable de retenir les eaux de pluies.

« Les petits ruisseaux font les grandes rivières » …

Bio Chanvre Félinois met un point d’honneur à travailler avec des entreprises françaises et locales autant que faire se peut. Quelques matières premières cependant, en cosmétique, ne se cultivant ni en France, ni sur le continent européen viennent de loin mais elles sont soit labellisées AB, soit issues d’une production éthique et équitable.

Les livraisons sont groupées et effectuées par Bio Chanvre Félinois, ce qui nous permet d’avoir un lien humain avec nos partenaires distributeurs et de minimiser l’impact du transport. Lorsque nous faisons appel à un professionnel dans ce domaine, il est un entrepreneur français.

Synthèse

« Venus à l’agriculture par souhait de cohérence avec notre idéologie, nous avons créé Bio Chanvre Félinois en 2015. Cultiver et transformer le chanvre nous a semblé une évidence : en adéquation avec nos idées, ce choix nous permet d’œuvrer à notre échelle pour le bien de la planète et de ses habitants, en préservant notamment le territoire (culture sans labour, sans irrigation, ni aucun produit chimique) »

L’écopaturage

Outre les mesures sus mentionnées pour préserver la Nature et ses habitants, un troupeau de 23 vaches – de race Bretonne Pie Noire, espèce comptant très peu d’individus de nos jours et aieule de l’actuelle Holstein – entretiennent et fument les terrains, sans nul autre objectif de production : ni lait, ni viande et la certitude de finir leur vie paisiblement sur la ferme.